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Guide praticien 2026

Prise de note en thérapie EMDR

Une note EMDR n’est pas un compte rendu narratif : c’est un instrument de suivi protocolaire. Elle trace une cible, deux cognitions, et l’évolution de deux scores chiffrés (le SUD et le VOC) séance après séance. Ce guide explique ce qu’une bonne note EMDR doit contenir, puis comment un assistant conçu pour la santé mentale, hébergé en France chez un hébergeur certifié HDS, la structure sans que vous quittiez la relation thérapeutique.

Publié le 1er juillet 2026 · Contenu d’information à destination des professionnels, il ne remplace ni une formation EMDR accréditée ni un avis clinique.

Cabinet de thérapie, séance de suivi psychothérapeutique

Qu’est-ce que l’EMDR, en une définition

L’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) est une psychothérapie structurée, mise au point par la psychologue américaine Francine Shapiro à la fin des années 1980, destinée au traitement des psychotraumatismes. Elle repose sur une stimulation bilatérale alternée (mouvements oculaires, sons ou tapotements) pendant que le patient se reconnecte à un souvenir perturbant, afin d’en permettre le retraitement.

Son efficacité dans le trouble de stress post-traumatique est reconnue par plusieurs autorités : l’Organisation mondiale de la santé la recommande depuis 2013, l’expertise collective de l’Inserm l’avait évaluée favorablement dès 2004, et les recommandations du NICE britannique la retiennent également. Cette reconnaissance s’accompagne d’une exigence : l’EMDR se pratique selon un protocole précis, et ce protocole se documente.

Le protocole des 8 phases, et ce que chacune impose à la note

Le protocole standard de Shapiro se déroule en huit phases. Une note EMDR complète situe la séance dans cette séquence et conserve les éléments chiffrés qui permettront la réévaluation.

  1. 1

    Histoire et plan de ciblage

    Recueil de l’anamnèse, repérage des cibles (souvenirs, déclencheurs actuels, projections futures), établissement du plan de traitement.

  2. 2

    Préparation

    Alliance, explication de la méthode, installation des ressources de stabilisation (lieu sûr, cohérence, ancrages).

  3. 3

    Évaluation de la cible

    Image, cognition négative, cognition positive visée, mesure du VOC (1 à 7), émotion, sensation corporelle, mesure du SUD (0 à 10).

  4. 4

    Désensibilisation

    Séries de stimulation bilatérale jusqu’à la baisse du SUD vers 0. On trace les canaux associatifs qui émergent.

  5. 5

    Installation

    Renforcement de la cognition positive jusqu’à un VOC de 6 ou 7, associée à la cible.

  6. 6

    Scanner du corps

    Vérification qu’aucune tension résiduelle n’est associée à la cible une fois la cognition positive tenue en tête.

  7. 7

    Clôture

    Retour au calme en fin de séance, consignes d’intersession, journal du patient. Trace de l’état de sortie.

  8. 8

    Réévaluation

    À la séance suivante : reprise du SUD et du VOC sur la cible travaillée, décision de poursuivre ou de passer à la cible suivante.

SUD et VOC : les deux chiffres qui font la spécificité d’une note EMDR

Deux échelles structurent l’ensemble du protocole et doivent apparaître dans chaque note. Le SUD (Subjective Units of Disturbance), coté de 0 à 10, mesure le niveau de perturbation associé à la cible ; l’objectif de la désensibilisation est de le ramener vers 0. Le VOC (Validity of Cognition), coté de 1 à 7, mesure à quel point la cognition positive visée est ressentie comme vraie ; l’objectif de l’installation est de l’amener à 6 ou 7.

C’est là que la prise de note EMDR se sépare de toute autre : ces deux nombres n’ont de sens que dans leur évolution. Un SUD de 6 n’est ni un progrès ni un échec tant qu’on ne le compare pas au SUD de la séance précédente sur la même cible. Une note qui perd le fil des scores fait perdre le fil du traitement, et oblige à reconstruire de mémoire ce que le protocole demandait justement d’objectiver.

La valeur d’une note EMDR ne tient pas à sa longueur, mais à sa continuité : la bonne question n’est pas « qu’ai-je écrit aujourd’hui », c’est « où en est cette cible depuis le début ».

Pourquoi j’ai conçu Pllume pour ce genre de suivi

J’ai construit Pllume en observant le travail d’une professionnelle de la santé mentale de mon entourage proche. Ce qui m’a frappé, ce n’est pas le temps passé à écrire pendant la séance, c’est la charge d’après : reconstituer, le soir, une note fidèle à un protocole exigeant, en se rappelant quel score allait avec quelle cible. Pour une pratique orientée trauma, cette charge se multiplie par le nombre de cibles ouvertes en parallèle.

Un outil généraliste ne règle pas ce problème : il transcrit, mais il ne connaît pas la grammaire de l’EMDR. Il ne sait pas qu’un chiffre entendu en séance est peut-être un SUD, ni qu’une phrase du patient est une cognition négative à conserver telle quelle. La spécialisation santé mentale n’est pas un argument marketing ici, c’est la condition pour qu’une note serve réellement à la séance suivante.

Ce que Pllume structure pour une séance EMDR

Vous parlez, vous restez présent au patient. La note se structure selon la logique du protocole, et vous validez.

La cible du jour

Le souvenir ou le déclencheur retraité, relié au plan de ciblage établi lors des séances précédentes.

Les deux cognitions

La cognition négative de départ et la cognition positive visée, extraites du fil de la séance.

Les scores SUD et VOC

Les niveaux de perturbation (0 à 10) et de validité de la cognition (1 à 7), reportés à l’ouverture et à la clôture.

La phase atteinte

Où la séance s’est arrêtée dans la séquence des 8 phases, pour savoir où reprendre la fois suivante.

Les canaux associatifs

Les associations notables apparues pendant la désensibilisation, sans les interpréter à votre place.

Le suivi longitudinal

La courbe des scores d’une séance à l’autre, pour objectiver la désensibilisation sur la durée du plan.

Le modèle de note prêt à l’emploi est disponible ici : modèle de note de séance EMDR.

Résultats, délais, prix : l’essentiel pour un praticien EMDR

Quels résultats ?

Une note structurée par la logique des 8 phases après chaque séance, avec les cibles, cognitions et scores SUD et VOC conservés d’une fois sur l’autre. Plusieurs heures rendues chaque semaine.

En combien de temps ?

Démarrage en quelques minutes, sans installation lourde ni intégration au dossier. Prise en main gratuite, accompagnée si vous le souhaitez.

À quel prix ?

Découverte 29 €/mois · Pro 39 €/mois · Établissement 99 €/mois par praticien.

Pourquoi Pllume plutôt qu’un outil généraliste ?

Parce qu’il connaît la structure de l’EMDR : cibles, cognitions, SUD et VOC, suivi longitudinal. Un généraliste transcrit ; il ne suit pas un protocole. Et tout est hébergé HDS en France, sous votre validation.

→ Pllume pour psychothérapeutes · Comparatif des scribes IA santé mentale · Hébergement HDS en France

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui distingue une note EMDR d’une note de psychothérapie classique ?

Une note EMDR suit une structure protocolaire : la cible retraitée, la cognition négative de départ, la cognition positive visée, puis l’évolution des scores SUD (0 à 10) et VOC (1 à 7). Contrairement à une note narrative libre, elle trace ces éléments séance après séance pour objectiver la désensibilisation et savoir où reprendre la fois suivante.

Quelles sont les 8 phases du protocole EMDR à documenter ?

Recueil de l’histoire et plan de ciblage, préparation, évaluation de la cible (cognitions et scores), désensibilisation par stimulation bilatérale, installation de la cognition positive, scanner corporel, clôture, puis réévaluation à la séance suivante. Une note complète situe la séance dans cette séquence.

Un scribe IA généraliste sait-il documenter une séance EMDR ?

Il transcrit la parole mais ignore la grammaire de l’EMDR : il ne sait pas isoler une cognition, reporter un SUD, ni relier la séance au plan de ciblage. Un assistant spécialisé santé mentale restitue la structure des 8 phases et le suivi des scores, là où un généraliste rend un compte rendu plat.

L’EMDR est-elle une thérapie reconnue ?

Oui. L’Organisation mondiale de la santé la recommande depuis 2013 pour le trouble de stress post-traumatique, aux côtés des thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le trauma. L’expertise collective de l’Inserm de 2004 l’avait déjà évaluée favorablement, et les recommandations du NICE la retiennent également.

Où sont hébergées les données de mes séances ?

En France, chez un hébergeur certifié HDS. Les informations identifiantes sont anonymisées côté navigateur avant tout traitement, et vous validez chaque note. Aucune donnée de séance ne quitte ce périmètre.

Sources et références

Les affirmations sur la reconnaissance de l’EMDR renvoient à des sources d’autorité publiques et vérifiables.

  • Organisation mondiale de la santé, Guidelines for the management of conditions specifically related to stress (2013), qui recommande l’EMDR dans le trouble de stress post-traumatique. who.int
  • Inserm, expertise collective Psychothérapie : trois approches évaluées (2004). ipubli.inserm.fr
  • NICE, Post-traumatic stress disorder, guideline NG116 (2018). nice.org.uk
  • Association EMDR France, pour la formation accréditée et l’annuaire des praticiens. emdr-france.org

Le protocole standard en 8 phases et les échelles SUD et VOC sont issus des travaux fondateurs de Francine Shapiro. Cette page est informative : elle ne se substitue ni à une formation EMDR accréditée, ni à un avis clinique ou juridique.

Le suivi EMDR, sans la charge d’après-séance

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