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Pratique clinique

Note de séance : SOAP, DAP ou BIRP, lequel choisir

SOAP, DAP, BIRP : ce que chaque format de note de séance structure, ce qu'aucun texte français n'impose, et le critère qui décide du choix.

Mounir Fassouane15 juillet 2026Mis à jour le 8 août 202616 min de lecture
Praticien structurant sa note de séance après une consultation en santé mentale

Aucun texte français n'impose de format pour la note de séance en santé mentale. Trois structures font référence dans la littérature clinique : le SOAP, qui sépare ce que la personne rapporte de ce que le praticien observe ; le DAP, qui fusionne ces deux rubriques en une seule ; le BIRP, qui documente l'intervention conduite et la réponse obtenue. Les trois se terminent par un Plan. Le choix se décide sur l'usage prévu de la note.

En bref

  • Aucun texte français ne fixe le format d'une note de séance en exercice libéral. La lettre de liaison, elle, a un contenu réglementé depuis le 1er janvier 2017 (décret n° 2016-995 du 20 juillet 2016).
  • Le SOAP descend du dossier orienté par problèmes formalisé par le médecin américain Lawrence Weed, diffusé largement à partir d'une publication du New England Journal of Medicine en 1968.
  • Le DAP est un SOAP dont les deux premières rubriques sont fusionnées. Rien d'autre ne change.
  • Le BIRP déplace le centre de la note de l'état de la personne vers l'intervention du praticien et son effet en séance.
  • Le critère de choix n'est pas la spécialité, c'est l'usage prévu de la note : relecture personnelle, coordination avec d'autres professionnels, ou traçabilité d'un protocole.

Je ne suis ni psychologue ni juriste. Ce texte est une synthèse informative des cadres publics et des usages documentés : il ne remplace ni une formation accréditée, ni un avis clinique, ni un avis juridique. Les exemples de notes qui suivent sont des situations construites pour l'illustration, sans aucun lien avec un patient réel.

Aucun texte français n'impose de format de note de séance, la lettre de liaison exceptée

C'est le point de départ, et il surprend souvent : en exercice libéral, la structure de vos notes de séance ne vous est imposée par aucun texte.

Le contraste avec un document voisin est net. Le décret n° 2016-995 du 20 juillet 2016 rend la lettre de liaison obligatoire à la sortie d'un établissement de santé depuis le 1er janvier 2017, et en fixe le contenu point par point : identification du patient et des praticiens concernés, motif d'hospitalisation, synthèse médicale du séjour, traitements prescrits à la sortie et traitements arrêtés avec le motif, résultats d'examens encore attendus, suites à donner. Quand le législateur veut normer un écrit clinique, il le fait explicitement. Il ne l'a pas fait pour la note de séance.

Cette liberté de forme ne s'accompagne pas d'une liberté d'exigence. La Haute Autorité de santé, dans ses travaux sur le dossier du patient, retient que les écrits doivent être lisibles, datés et ne pas laisser place à l'interprétation. D'autres pays sont allés plus loin : au Québec, le règlement sur la tenue des dossiers et des cabinets de consultation des psychologues impose un dossier par client et une conservation d'au moins cinq ans à compter du dernier service rendu.

Définition. Un format de note est une suite de rubriques connue d'avance, qui indique où déposer chaque information. Il n'écrit pas la note, il supprime la décision d'organisation à chaque patient.

Le SOAP descend du dossier orienté par problèmes et sépare le rapporté de l'observé

Le SOAP est la structure la mieux documentée des trois, et la seule dont l'origine soit traçable. Elle vient du dossier orienté par problèmes conçu par le médecin américain Lawrence Weed, dont les premiers travaux datent du milieu des années 1960 et qu'une publication du New England Journal of Medicine a fait connaître largement en 1968. Weed y défendait une idée simple : un dossier médical doit rendre visible le raisonnement, pas seulement en consigner le résultat.

S comme Subjectif. Ce que la personne rapporte, avec ses mots. Le motif, le vécu, les plaintes, les événements survenus depuis la dernière séance. En santé mentale, cette rubrique est souvent la plus dense.

O comme Objectif. Ce que vous constatez de façon factuelle : présentation, comportement pendant l'entretien, affect observé, débit de parole, contact visuel, présence ou absence d'idées suicidaires lorsque la question a été explorée. L'examen de l'état mental nourrit largement cette rubrique.

A comme Analyse. Votre lecture clinique : évolution depuis les séances précédentes, hypothèse, niveau de risque, progrès ou stagnation.

P comme Plan. Ce que vous décidez pour la suite : orientation, exercices proposés, point à réévaluer, date du prochain rendez-vous.

La séparation entre les deux premières rubriques est la signature du format : elle rend visible, pour un tiers comme pour vous dans six mois, ce qui relève du récit de la personne et ce qui relève de votre observation. Sa limite est le miroir de sa force. En psychothérapie, une part importante du matériel est par nature subjective, et le tri peut sembler artificiel.

Exemple de note SOAP

Situation construite pour l'illustration : Madame L., 34 ans, suivie pour un trouble anxieux généralisé, huitième séance.

S (Subjectif) : Décrit une semaine « moins étouffante ». Rapporte deux épisodes d'anxiété anticipatoire avant des réunions professionnelles, contre cinq la semaine précédente. Dit avoir utilisé l'exercice de respiration convenu « au moins trois fois, et ça a aidé une fois sur deux ». Se plaint toujours de réveils nocturnes avec ruminations centrées sur le travail. Nie toute idéation suicidaire lorsqu'elle est interrogée.

O (Objectif) : Présentation soignée, ponctuelle. Contact visuel maintenu, amélioré depuis les premières séances. Débit de parole plus posé qu'auparavant. Affect congruent, mobilisable. Pas de ralentissement psychomoteur. Discours cohérent et orienté. Absence d'idéation suicidaire à l'exploration directe.

A (Analyse) : Évolution favorable. La baisse de fréquence des épisodes et l'appropriation des outils de régulation suggèrent une réponse positive à la prise en charge. Les ruminations nocturnes restent le symptôme le plus résistant et constituent l'axe prioritaire. Alliance solide. Risque suicidaire non significatif à ce jour.

P (Plan) : Poursuite du travail cognitif sur les ruminations, introduction d'un temps d'inquiétude programmé en fin de journée. Maintien des exercices de respiration. Travail d'hygiène du sommeil. Prochain rendez-vous dans deux semaines. À réévaluer : qualité du sommeil, fréquence des ruminations.

Pour la partie observation, notre modèle d'examen de l'état mental détaille les items usuels.

Le DAP fusionne les deux premières rubriques du SOAP et ne change rien au reste

Le DAP se décrit en une phrase : c'est un SOAP dont le Subjectif et l'Objectif sont réunis sous une rubrique unique, les Données. L'Analyse et le Plan sont identiques.

D comme Données. Ce qui est rapporté et ce qui est observé, au même endroit. La distinction faits et ressenti n'a pas disparu, elle est simplement moins formalisée : vous écrivez ce qui a eu lieu, sans trier chaque phrase entre deux colonnes.

Ce format est fréquent chez les psychologues et les psychothérapeutes, pour une raison de fond : en psychothérapie, l'essentiel du matériel est un vécu partagé dans la relation, et la ligne de partage entre le subjectif et l'objectif y est mouvante.

Les référentiels professionnels qui existent sur le sujet portent d'ailleurs sur le contenu du dossier, pas sur sa forme. Les Record Keeping Guidelines de l'American Psychological Association, publiées en 2007, organisent treize recommandations autour du contenu des dossiers, de leur confidentialité, de leur conservation et de leur destruction, sans prescrire d'acronyme. C'est un argument en faveur du format le plus léger qui couvre le contenu attendu.

Exemple de note DAP

Situation construite pour l'illustration : Monsieur R., 41 ans, suivi pour un épisode dépressif caractérisé d'intensité modérée, cinquième séance.

D (Données) : Arrive avec dix minutes de retard, attribuées à « une difficulté à se lever, comme d'habitude ». Décrit une humeur toujours basse mais rapporte pour la première fois avoir repris contact avec un ami de longue date, initiative qu'il qualifie de « petit pas ». Présentation légèrement négligée, ralentissement psychomoteur modéré, débit lent. Affect émoussé mais mobilisable lorsqu'il évoque son fils. Interrogé, nie tout projet suicidaire actif, reconnaît des pensées passives de « ne plus être là », sans plan ni intention.

A (Analyse) : Symptomatologie dépressive persistante, avec premiers signes d'ouverture comportementale à valoriser. Idéations suicidaires passives sans critère de gravité immédiate, à réévaluer à chaque séance. Ralentissement et anhédonie au premier plan. Alliance en construction.

P (Plan) : Renforcement de l'activation comportementale, planification d'une activité agréable dans la semaine. Reprise systématique de l'évaluation du risque suicidaire à la prochaine séance. Coordination à envisager avec le médecin traitant. Remise des coordonnées de la ligne d'urgence. Prochain rendez-vous sous une semaine plutôt que deux, compte tenu des idéations passives.

Une trame prête à adapter est disponible dans notre modèle de note DAP.

Le BIRP déplace le centre de gravité de l'état de la personne vers l'intervention

Le BIRP se distingue par ce qu'il place au milieu de la note. Là où SOAP et DAP racontent d'abord un état, le BIRP raconte une action et son effet.

B comme Comportement. Présentation, symptômes, propos tenus, humeur.

I comme Intervention. Ce que le praticien a fait pendant la séance : restructuration cognitive, exposition, psychoéducation, travail sur les schémas, intervention de soutien. C'est la rubrique signature du format.

R comme Réponse. Comment la personne a réagi à l'intervention : adhésion, résistance, prise de conscience, émotion nouvelle.

P comme Plan. La suite, les exercices éventuels, le prochain rendez-vous.

Une réserve mérite d'être posée ici, parce qu'elle change la façon dont il faut lire ce format. Contrairement au SOAP, je n'ai pas trouvé de source institutionnelle ou académique documentant l'origine du BIRP : il circule essentiellement par des éditeurs de logiciels et des organismes de formation en santé comportementale, qui sont des sources intéressées. Cela ne le disqualifie pas, sa structure est cohérente et utile ; cela invite à le juger sur ce qu'il organise, pas sur une autorité qu'il n'a pas.

Exemple de note BIRP

Situation construite pour l'illustration : Madame T., 28 ans, suivie pour un trouble panique avec agoraphobie, dixième séance.

B (Comportement) : Se présente anxieuse, se dit « stressée à l'idée de la séance d'aujourd'hui », qu'elle savait consacrée à l'exposition. Rapporte avoir réalisé deux des trois exercices d'exposition graduée convenus, avec une anxiété initiale cotée à 8 sur 10 redescendant à 4. N'a pas tenté le troisième, plus exposant.

I (Intervention) : Renforcement positif des expositions réalisées. Analyse fonctionnelle de l'évitement du troisième exercice, mise en évidence de la croyance « si je vais trop loin, je perds le contrôle ». Restructuration cognitive par questionnement socratique. Exposition en imagination au scénario évité, avec cotation de l'anxiété toutes les deux minutes.

R (Réponse) : Bonne adhésion. A identifié elle-même le caractère anticipatoire de sa peur. Lors de l'exposition en imagination, anxiété montée à 7 puis redescendue spontanément à 3 en une dizaine de minutes, expérience qu'elle qualifie de « rassurante, je ne pensais pas que ça baisserait tout seul ».

P (Plan) : Reprise du troisième exercice d'ici la prochaine séance, décomposé en deux étapes intermédiaires. Poursuite du relevé d'anxiété. Prochain rendez-vous dans une semaine.

Notre modèle de note de séance en TCC reprend cette logique orientée intervention.

Les trois formats divergent sur l'ouverture de la note et convergent sur le Plan

Comparaison des structures du SOAP, du DAP et du BIRP, montrant que les trois formats partagent la rubrique Plan et se distinguent uniquement sur leurs rubriques d'ouverture

Version texte de l'infographie ci-dessus.

RubriqueSOAPDAPBIRP
Ouverture, ce qui est rapportéS, SubjectifD, Données (fusion de S et O)B, Comportement
Ouverture, ce qui est observéO, ObjectifD, Données (fusion de S et O)B, Comportement
Ce que le praticien a fait en séanceNon prévu comme rubriqueNon prévu comme rubriqueI, Intervention
Effet obtenu en séanceNon prévu comme rubriqueNon prévu comme rubriqueR, Réponse
Lecture cliniqueA, AnalyseA, AnalyseRéparti entre B et R
Décision pour la suiteP, PlanP, PlanP, Plan
Nombre de rubriques434

Analyse Pllume, août 2026, à partir des structures documentées de chaque format. Le contenu réglementé de la lettre de liaison est fixé par le décret n° 2016-995 du 20 juillet 2016.

Le format se choisit sur l'usage prévu de la note, pas sur le titre du praticien

Trois usages, trois formats naturels.

La note que vous relirez vous-même est le cas le plus fréquent. Elle sert la continuité du suivi et rien d'autre. Le DAP suffit et coûte le moins de temps.

La note qui circulera ou pourra être communiquée appelle le SOAP. L'article L. 1111-7 du code de la santé publique ouvre à la personne l'accès à ses informations de santé, dans un délai de huit jours porté à deux mois lorsqu'elles datent de plus de cinq ans. Une note dont les faits et l'interprétation sont visuellement séparés se relit et s'explique beaucoup mieux dans ce contexte. Nous détaillons ces exigences dans notre article sur ce qu'une note doit contenir pour tenir en cas de litige.

La note qui doit tracer un protocole appelle le BIRP. En thérapie structurée, en addictologie ou en cadre institutionnel, relire la suite des rubriques Intervention et Réponse au fil des séances montre ce qui fonctionne avec cette personne.

Beaucoup de praticiens tiennent d'ailleurs deux formats : un format détaillé pour la première consultation, dont la trame relève de l'anamnèse, et un format court pour le suivi.

Ce qu'un format de note ne règle pas

Trois limites méritent d'être posées, parce qu'elles sont systématiquement passées sous silence par ceux qui vendent des trames.

Un format ne fait pas gagner de temps par lui-même. Il supprime une décision, celle de l'organisation. Il ne trie pas la matière à votre place, et je n'ai trouvé aucune mesure française du temps gagné grâce à l'adoption d'un format de note en santé mentale. Les données disponibles sont adjacentes : une étude d'observation publiée dans les Annals of Internal Medicine en 2016 a mesuré, sur 57 médecins américains de quatre spécialités et 430 heures observées, 49,2 % du temps de bureau consacré au dossier informatisé et aux tâches administratives contre 27,0 % en présence directe du patient. Aucune de ces spécialités n'est une spécialité de santé mentale. En France, une enquête relayée par la presse professionnelle en 2018 situait à environ sept heures hebdomadaires le temps administratif des généralistes. Ce sont des ordres de grandeur transposables avec prudence, pas des mesures de notre sujet.

Un format ne protège pas juridiquement à lui seul. Il organise la lisibilité d'un raisonnement. Ce qui rend un dossier solide relève du contenu et de la temporalité, pas de l'acronyme retenu.

Un format inadapté abîme la note. Remplir une rubrique Intervention après une séance peu directive produit une phrase creuse, écrite pour la case. Mieux vaut changer de format que forcer la matière.

Ce que j'ai constaté en construisant cet outil

J'ai conçu Pllume en observant le travail d'une professionnelle de la santé mentale, et le débat sur les formats m'a d'abord paru secondaire. J'ai changé d'avis, mais pas pour la raison attendue.

Ce que j'ai vu, c'est que le coût de la note du soir ne vient pas de la frappe. Il vient du fait de rouvrir la séance dans sa tête, à froid, pour décider quoi en garder. Le format n'enlève pas ce travail, il enlève la couche d'organisation qui s'y ajoute, et cette couche est loin d'être négligeable en fin de journée.

C'est ce qui a décidé de la conception : produire un premier jet déjà rangé dans le format choisi, pour que le praticien arrive directement sur la question clinique. Ce que cela ne règle pas doit être dit : un premier jet reste un brouillon, la décision de ce qui mérite d'être consigné n'appartient qu'au praticien, et la responsabilité de la note engage celui qui la signe. Les limites propres à ce type d'outil sont détaillées dans notre article sur les risques de l'IA en psychologie clinique.

Questions fréquentes

Quel format de note choisir en santé mentale ?

Le critère est l'usage prévu de la note. Le DAP convient à une note que vous seul relirez. Le SOAP convient quand la note peut circuler ou être communiquée, parce qu'il sépare visiblement les faits de l'interprétation. Le BIRP convient quand il faut tracer une intervention et son effet.

SOAP ou DAP, lequel préférer ?

Le DAP est un SOAP dont les deux premières rubriques sont fusionnées. Préférez le SOAP si la distinction entre ce que la personne rapporte et ce que vous observez a une valeur dans votre contexte. Préférez le DAP si cette séparation vous paraît artificielle et vous ralentit, ce qui est fréquent en psychothérapie.

Existe-t-il un format de note obligatoire en France ?

Non pour la note de séance en exercice libéral : aucun texte n'en fixe la structure. En revanche, la lettre de liaison de sortie d'un établissement de santé a un contenu réglementé par le décret n° 2016-995 du 20 juillet 2016, obligatoire depuis le 1er janvier 2017.

Le BIRP est-il réservé à la TCC ?

Non, mais il fonctionne mieux là où l'intervention est identifiable et nommable, comme en TCC, en EMDR ou dans les thérapies protocolisées. Dans une séance peu directive, la rubrique Intervention se remplit difficilement. Une reformulation ou une clarification s'y consigne, à condition de ne pas forcer le format.

Un format de note me protège-t-il en cas de litige ?

Pas à lui seul. Un format organise la lisibilité du raisonnement, ce qui aide. La solidité d'un dossier tient au contenu, à la datation, à la distinction entre faits et hypothèses, et à l'absence de réécriture après coup, pas au choix d'un acronyme.

Faut-il garder le même format pour un patient ?

Pour un même suivi, oui de préférence : la comparaison rubrique par rubrique d'une séance à l'autre est ce qui rend un dossier relisable. Il reste acceptable d'utiliser un format détaillé pour la première consultation et un format court pour le suivi.

Sources et références

Sources consultées le 8 août 2026. Pour toute question relative à vos données, notre contact RGPD est contact@pllume.com.

Si vous voulez voir ce que donne votre format préféré sur une consultation réelle, vous pouvez demander un accès.

M

Mounir Fassouane

Fondateur de Pllume

Mounir a imaginé Pllume pour sa compagne, professionnelle de la santé mentale. Chaque soir, il la voyait reprendre ses notes après une journée déjà longue, le travail se prolongeant bien après la dernière consultation. Il a voulu lui rendre ces heures, alléger sa charge mentale et lui redonner du temps en famille. C'est de cette proximité quotidienne avec le métier qu'il écrit ici. La charge documentaire, l'isolement du libéral, les exigences de conformité : tout ce qui éloigne le praticien de l'essentiel, le soin.

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